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Bottin des avocats

Dédié à l’aide juridique et à sa communauté

Me Claude Beaulieu, Ad. E.

par Marie-Hélène Paradis

Associé dans un cabinet de pratique privée depuis 2007, Me Claude Beaulieu a auparavant travaillé pendant trente-deux ans au bureau de l’aide juridique de Chicoutimi, où il a acquis une solide expérience en droit criminel et pénal.

Me Claude Beaulieu, Ad. E

L’amitié mène à tout, même au droit

« Dans les années 1960-1970, avoir un avocat ou un autre professionnel dans la famille était quelque chose d’improbable. Je ne savais pas trop vers quelle profession m’orienter, je me suis donc inscrit en techniques administratives au Cégep de Jonquière et par la suite, en sciences humaines », relate Me Beaulieu. « Sincèrement, je ne pensais pas avoir les qualités pour devenir avocat. Mais comme mes deux meilleurs amis voulaient s’inscrire en droit, j’ai pris l’autobus qui nous menait de Jonquière à l’Université de Sherbrooke et, avec un groupe de jeunes, nous avons fait la visite du campus et j’ai décidé de m’inscrire, moi aussi, en droit. Nous avons été acceptés tous les trois et cette amitié dure encore. »

L’aide juridique, une pratique formatrice et gratifiante.

Après ses études, Me Beaulieu a fait son stage à l’aide juridique de Chicoutimi. Il y a travaillé de 1976 à 2007, à aider les personnes les plus démunies. Les cas traités à l’aide juridique sont souvent doublés de problématiques de santé mentale, de dépendance (drogues et alcool) ou de déficience intellectuelle, ce qui rend les interventions plus compliquées et plus difficiles. « Dans le cadre de l’aide juridique, une des missions est de renseigner les clients sur les rouages du système juridique en vigueur au Québec, plus particulièrement en matière de droit criminel, car c’est le domaine du droit dans lequel j’ai pratiqué », explique l’avocat. Cette mission s’est avérée primordiale pour Me Beaulieu et c’est avec toute sa fougue qu’il est devenu un formateur hors pair, apprécié de la communauté juridique et communautaire. « C’est un des aspects que j’ai le plus appréciés dans ma carrière, qui m’a permis de former de nombreux jeunes avocats, mais aussi de démystifier le droit à des clientèles variées. J’ai donné de nombreuses conférences dans le milieu scolaire et j’ai aussi fait de la formation avec les intervenants du milieu judiciaire et communautaire, au Barreau régional, au Barreau du Québec et dans plusieurs autres organisations. J’en ai toujours fait. J’aime beaucoup vulgariser et informer, car c’est important pour mieux faire comprendre le droit », ajoute-t-il.

L’Association québécoise des avocats et avocates de la défense (AQAAD)

Me Beaulieu est l’un des membres fondateurs de l’AQAAD avec Me Guy Cournoyer. « Celui-ci nous a convoqués en 1995 à Québec pour la première rencontre officielle. J’y ai été nommé représentant du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il y avait un manque de représentation pour les avocats et les avocates de la défense œuvrant en région. L’AQAAD représente maintenant l’ensemble des criminalistes du Québec et a plus de 600 membres. À la suite de mon implication, qui a été de participer pendant plus de vingt ans comme membre du conseil général et du conseil de direction, j’ai eu l’honneur d’être nommé avocat honorifique du conseil général de cette organisation, en même temps que deux collègues. »

Une implication hors du commun

C’est un euphémisme de dire que MClaude Beaulieu est et a été impliqué dans sa communauté. Les nombreux prix qu’il a reçus en témoignent : le Prix Antonio-Lamer pour l’ensemble de sa carrière, le Prix Excellence de l’AQAAD pour son implication à l’Association, la Médaille du mérite du Barreau du Saguenay-Lac-Saint-Jean et le Prix Robert-Sauvé, de la Commission des services juridiques, pour sa contribution exceptionnelle à la promotion des droits et libertés sont les principales distinctions qu’il a reçues et qui témoignent de cette implication exceptionnelle. Pour confirmer ses propos, Me Beaulieu raconte une anecdote savoureuse remontant à la journée précédant la remise du Prix Antonio-Lamer. « À l’occasion de cette journée de formation, lors du colloque de l’AQAAD en 2020 au Manoir Richelieu, Me Pierre Poupart a pris quelques minutes à la fin de sa prestation pour souligner le fait que je recevrais le lendemain le Prix Antonio-Lamer. Il a alors dit de mon curriculum vitae que c’était l’encyclopédie Britannica tellement il a été impressionné par mon importante implication communautaire et juridique. Je suis très fier de cette implication sociale que j’ai faite un peu de façon démesurée parce que je considérais que c’était mon rôle et même mon devoir de partager mes connaissances, » conclut Me Beaulieu.